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Football Coupe
Photo © Eveil

Le Puy Foot a l’occasion d’écrire l’histoire

Après s’être débarrassés du FC Albères-Argelès au tour précédent, les Ponots se déplacent ce samedi (18 heures) à Colomiers pour les 32e de finale de Coupe de France. Un adversaire qui évolue comme Le Puy, en National 2 et qui est leader de sa poule. Autant dire que la rencontre ne s’annonce pas évidente…

Voilà des années que Le Puy n’avait plus brillé en Coupe de France. Il faut remonter à la saison 1985-1986 pour voir les Vellaves atteindre les 16es de finale, éliminés alors par Pont-Saint-Esprit (0-0?; 4-2 tab). Plus loin en mars 1975, les passionnés n’ont pas oublié le choc face au grand Saint-Étienne, là encore en 16es de finale. Le club s’appelait à l’époque le COP Le Puy et faisait battre les travées du stade Lafayette. 

Colomiers, un gros morceau



La courte trêve digérée, les joueurs de Roland Vieira sont déjà de retour sur les terrains pour un nouveau tour de la doyenne des coupes, avec un déplacement délicat à Colomiers samedi (18 heures). Inconstants en championnat, les Vellaves se sont pris au jeu de la Coupe et ont su faire respecter la hiérarchie en disposant d’équipes inférieures loin de leurs bases. Avec quelques autres de ses coéquipiers habitués de cette compétition, le capitaine Loïc Dufau amène son expérience de ce genre de rendez-vous pour pousser les siens à vivre une épopée. «  La Coupe est toujours un formidable moment et une aventure humaine à partager pour un groupe. Maintenant, c’est encore un match à l’extérieur et on aimerait vraiment poursuivre pour créer un déclic et un engouement au niveau local tout en gardant le championnat en ligne de mire. » 

Du côté columérin, les timides ambitions de maintien affichées en début de saison ont rapidement volé en éclats. Champions d’automne avec une longueur d’avance sur Bergerac, les hommes de Patrice Maurel ne peuvent plus se cacher. Une réussite due à la qualité de l’effectif, mais surtout à un état d’esprit remarquable traduit par l’envie de faire les efforts collectivement. Résultat, une formation aussi difficile à manœuvrer défensivement qu’efficace offensivement. On pourrait souligner la solidité du duo Léoni-Kolczynski en charnière centrale, la facilité de Fichten à réaliser des différences ou encore le travail de l’ombre effectué par Ventrice mais la force de Colomiers se veut avant tout collective. «  La force de notre groupe réside dans la capacité à “faire” le jeu sans ballon, explique Patrice Maurel. On conçoit le jeu d’attaque à travers la récupération collective du ballon. Notre force, c’est l’anticipation et le collectif. » Voilà, en quelques mots, les principes appliqués à l’US Colomiers qui mise beaucoup sur sa formation (80% des joueurs de l’équipe fanion ont été formés au club). 

Pour l’ancien toulousain aujourd’hui aux manettes de Colomiers, la réception du Puy est «  un moment pour faire la fête chez nous. Maintenant, on connaît bien ce pensionnaire de notre division pour l’avoir rencontré en amical il y a deux saisons : c’est costaud. Il nous faudra une grosse performance pour se qualifier. » Le match nul concédé par les Vellaves en championnat à Saint-Priest a eu la saveur d’une défaite. Une petite erreur de l’arrière-garde lourde de conséquence et deux points qui s’envolent pour Le Puy. C’est décidément une cruelle rengaine pour les Ponots qui n’ont pas su garder le score et ont concédé l’égalisation comme cela a été le cas plusieurs fois cette saison. 

« Nous pouvons rivaliser face à n’importe qui »



Malgré la distance, l’équipe ponote pourra compter sur le soutien d’un car de supporters qui feront le déplacement pour encourager leurs protégés dans l’antre du complexe sportif Capitany. Ils sont invaincus depuis huit matchs et la courte pause aura permis à l’effectif de se régénérer et de retrouver des forces avant l’échéance. La coupe est aussi l’occasion de se transcender comme le rappelle Roland Vieira. «  C’est une équipe qui joue très bien dans son championnat, on sait que l’on aura fort à faire. Nous pouvons rivaliser face à n’importe quelle équipe, nous aurons une carte à jouer. Ce qui est décevant, c’est d’être à l’extérieur. » Le staff vellave pourra compter sur un groupe rompu aux épopées à l’image de son capitaine, Jérémie Clément ou de Jerry Van Dam qui a soulevé le trophée avec Lille en 2011 pour passer l’obstacle et offrir enfin une affiche à son public.
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