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Photo © Cécile CHAMPAGNAT

Clémence Calvin convoquée devant la commission des sanctions de l'AFLD

La marathonienne française Clémence Calvin est convoquée le 20 novembre devant la commission des sanctions de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) pour l'affaire de son refus de contrôle le 27 mars 2019 à Marrakech, a-t-on appris lundi de sources concordantes. 

L'avocat de Calvin, Me Arnaud Péricard, a confirmé à l'AFP la date, sans faire de commentaire. Contactée, l'AFLD n'a pas souhaité s'exprimer.

La vice-championne du marathon en 2018, qui a toujours fermement réfuté les accusations, encourt jusqu'à 4 ans de suspension pour soustraction à un contrôle antidopage. Elle est déjà suspendue provisoirement.

L'AFLD et la licenciée de Martigues livrent des versions totalement opposées de ce qui s'est passé le 27 mars dernier. Pour l'autorité antidopage, Clémence Calvin a été appréhendée dans la rue par un trio de contrôleurs, qui s'étaient déplacés spécialement au Maroc pour cette mission. Après les avoir conduit dans une salle de sport, elle leur a faussé compagnie avec l'aide de son mari et entraîneur, l'athlète Samir Dahmani.

 

Calvin a été privée des Mondiaux d'athlétisme de Doha

 

« Le 27 mars, c'était tout sauf un contrôle antidopage », avait au contraire relaté la Française, après s'être murée plusieurs jours dans le silence quand l'affaire avait été révélée. Selon sa version, fermement réfutée par l'AFLD, les trois contrôleurs ne se sont pas présentés comme tels mais comme des policiers et lui ont intimé l'ordre de les mener à son mari. L'athlète a porté plainte au Maroc pour « violences et menaces », en visant le directeur des contrôles de l'AFLD, Damien Ressiot.

Depuis, les contrôleurs ont contre-attaqué sur le terrain judiciaire, en déposant plainte pour dénonciation calomnieuse, et l'AFLD a cité l'athlète à comparaître au tribunal pour diffamation.

Suspendue provisoirement, Calvin a été privée des Mondiaux d'athlétisme de Doha. Sa suspension avait été levée une première fois devant le Conseil d'Etat à cause d'un vice de procédure et la Française avait pu courir le marathon de Paris le 14 avril. Elle avait alors établi un nouveau record de France (2 h 23 min 41 sec), mais le temps n'a pas été homologué en raison de la procédure disciplinaire.

 

(Avec AFP)

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