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Photo © MARQUET Frédéric

Ailiers : l'extraterrestre Raka, la renaissance de Grosso

L'ASM a vécu cette année, l'une de ses pires saisons depuis une quinzaine d'années. L'occasion de dresser le bilan, joueur par joueur, sur ceux qui se sont illustrés – ou pas – durant ce difficile exercice 2017-2018. Neuvième volet : les ailiers.

Alivereti Raka


Quelle aurait été la fin de saison de l'ASM si Alivereti Raka ne s'était pas rompu les ligaments croisés le 17 décembre face aux Saracens ? Les Clermontois n'aurait peut-être pas été champion d'Europe ou de France, mais gageons que l'ailier Fidjien aurait pu renverser le cours de certaines rencontres. Avec ses 13 essais inscrits en une demi-saison, Alivereti Raka a été un véritable poison pour toutes les défenses qu'il a croisées. On pense notamment à son triplé inscrit lors de la large victoire face à Brive au Michelin (62-6 le 16 septembre). Mais le point fort de sa saison restera tout de même ses trois essais pointés en moins d'un quart d'heure sur la pelouse des Saracens le 11 décembre (victoire 46-14). Ce jour là, l'ailier clermontois habitait sur une autre planète. Malheureusement, Raka était fauché en plein vol quelques jours plus tard face aux même Saracens. Une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit a mis un terme à une saison qui promettait d'être fantastique. 
Sa moyenne (noté à 10 reprises) : 6,75 pour notre rédaction, 7,21 pour les internautes.

Le triplé de Raka face aux Saracens :



Rémy Grosso


Ce n'est pas faire offense à Rémy Grosso que de dire qu'il n'était pas le premier choix de Franck Azéma à l'entame de la saison. Mais les différentes blessures qui ont plombé les lignes arrière lui ont ont permis de s'installer sur la durée. Si bien que, in fine, Grosso fut l'ailier le plus utilisé par le staff clermontois avec 20 matchs et 1.528 minutes disputés. En balance avec Strettle en début de saison pour occuper l'aile droite, Rémy Grosso a alterné les performances honnêtes et les mauvaises prestations. Il a notamment eu beaucoup de mal a débuté la saison avec des sorties médiocres (lors de la défaite à La Rochelle 51-20, ou lors de la victoire à domicile face au Racing). Appelé par Jacques Brunel en équipe de France suite à l'affaire des « fêtards d'Edimbourg », l'ailier a profité du Tournoi pour gagner en confiance. Il a notamment réalisé une prestation majuscule face à l'Angleterre. Sa fin de saison fut ainsi nettement meilleure. Ses rushs, son physique et sa vitesse ont souvent permis à son équipe d'être dans l'avancée. Il termine cet exercice avec trois essais. 
Sa moyenne (noté à 20 reprises) : 4,93 pour notre rédaction, 4,66 pour les internautes.

David Strettle


La dernière saison de l'ailier anglais a été émaillée par les blessures ce qui l'a empêché d'enchaîner les matchs. Titulaires à 13 reprises pour 906 minutes jouées, David Strettle a alterné le très bon et le nettement plus discret. Sur les grosses affiches, le Britannique a tout de même eu la confiance de Franck Azéma. Il était notamment titulaire lors de la double confrontation face aux Saracens contre lesquels Strettle a réalisé de solides prestations (crédité de la note de 7 à chaque fois). La suite de sa saison a été gâchée une blessure à la cheville cheville face à Castres le 31 décembre. David Strettle a retrouvé les pelouses seulement le 10 mars à Brive (victoire 11-9) pour disputer son dernier match quinze jours plus tard lors de la mémorable Bérézina de Toulon (défaite 49-0). Après cette rencontre, l'Anglais n'a plus eu les faveurs de Franck Azéma. Triste dernière pour Strettle qui quitte donc l'ASM pour les Saracens après trois saisons passées en Auvergne. 
Sa moyenne (noté à 12 reprises) : 5,28 pour notre rédaction, 5,37 pour les internautes.

Noa Nakaitaci


La saison dernière, on avait laissé la « Panthère » sur une vilaine blessure contractée lors du quart de finale de Champions Cup remporté au Michelin (29-9) face à Toulon le 2 avril 2017. Une rupture du ligament croisé antérieur d'un genou qui l'a éloigné des terrains pendant plusieurs mois... Jusqu'au 20 janvier et le match à domicile face aux Ospreys où il est entré en jeu pour une seule petite minute. Nakaitaci a ensuite enchaîné six matchs où il fut très très loin de son vrai niveau (3,6 de moyenne). Une histoire avec l'ASM qui se termine donc en queue de poisson. L'ailier international s'étant en effet engagé avec le LOU. 
Sa moyenne (noté à 6 reprises) : 3,6 pour notre rédaction, 2,98 pour les internautes.

Samuel Ezeala


Son unique apparition en Top 14 sur la pelouse de la U Arena face au Racing est restée tristement dans les mémoires. Les images de son terrible KO en essayant de plaquer Vakatawa a heurté les consciences. Jusqu'à relancer les débats sur la violencs des choc à répétition dans le rugby. Fort heureusement, le jeune ailier a fort bien récupéré par la suite. Il a été l'un des artisans majeurs du titre de champion de France conquis par les Espoirs (triplé en demi-finale face à Agen, essai en finale face à Pau). 
Sa moyenne (noté à 1 reprise) : 5 pour notre rédaction, 5,35 pour les internautes

Le triplé d'Ezeala en demi-finale du championnat de France Espoirs : 


Alexandre Nicoué


Comme son compère Samuel Ezeala, Alexandre Nicoué a disputé son unique match de Top 14 sur la pelouse du Racing 92. Ses 23 minutes de jeu ne lui ont pas permis de se mettre en évidence. Il fut par contre lui aussi décisif dans la conquête du titre de champion de France des Espoirs en inscrivant un essai en demi-finale face à Agen.
Non noté.

Le bilan en statistiques :

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