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Photo © CAMILLE SAYEC

J'ai testé pour vous : le VTT de descente au Lioran (Cantal)

Habituée aux amateurs de sports d’hiver, la station du Lioran se transforme, une fois la saison de ski terminée, en un terrain de jeu de sport en pleine nature. Et, pour illustrer cette mutation, quoi de mieux que le VTT de descente ? Télésiège, téléski et descente à toute vitesse, la discipline s’apparente à une vraie alternative des sports d’hiver. Pour s’en rendre compte, je l’ai testé pour vous, à mes risques et périls.

Qui a dit que le Lioran n’était qu’une station de ski et de sports d’hiver ? Une fois la saison des neiges et du verglas passée, le lieu phare du tourisme troque son grand manteau blanc pour enfiler son habit vert.

Et l’une des activités phares que le Lioran propose est le VTT de descente. Ce sport est simple, en apparence, et consiste à descendre le plus rapidement possible une piste conçue à travers la montagne et composée de différents obstacles (racines, bosses, sauts).

Un énorme complexe de descente

En ce lundi après-midi, aucune course de prévue nous concernant. Accompagné de Camille, photographe, nous arrivons à la station sans réellement savoir ce qui nous attend. Arrivés au magasin de location Lioran Sports, nous nous rendons rapidement compte du côté extrême de ce sport. Casques, jambières, gants et même un semblant d’armure qui nous rend plus impressionnant que nous ne le sommes, l’équipement ne laisse rien au hasard.

Les consignes sont brèves mais précises, il faut savoir gérer ses freins et répartir la pression pour ne pas passer au-dessus du VTT ou déraper. Ces derniers sont effectivement très performants tout comme les suspensions, rien à voir avec les vélos de fortune de notre tendre enfance. Tout cela paraît logique puisque le gérant du magasin de location nous confie que les deux-roues sont changés chaque saison. Ceci étant dit, il est l’heure de rencontrer notre compagnon de jeu pour l’après-midi. Un VTT Rossignol, flambant neuf donc, orange et clinquant. La selle est baissée au maximum et l’employé du magasin nous délivre un précieux conseil :

Restez constamment debout, et gardez vos pédales au même niveau

Histoire de ne pas nous laisser trop démunis, Arthur Parret - descendeur confirmé ayant participé à de nombreuses compétitions internationales - nous accompagne « au moins pour la première descente ».

Il existe 7 pistes différentes, une verte, deux bleues, rouges et noires. En plus de cela, deux parcours enduro ainsi que cinq circuits allant de 2 à 32,5 kilomètres. De quoi largement s’occuper durant plusieurs après-midi.

Sans surprise et après être montés avec le télésiège du Remberter, nous choisissons la piste verte. Toujours accompagnés de notre expérimenté accompagnateur, nous nous engageons donc sur La Louve, longue de 2 km avec un dénivelé négatif de 186 mètres. De quoi se mettre rapidement en jambe et attaquer correctement la pratique.

L’appréhension de la première descente,
le plaisir de la seconde

Et dès le début, l’inexpérimenté descendeur que je suis, comprend que même la piste verte n’a rien de simple. Aux premiers abords, on peut facilement prendre peur car d’entrée de jeu, ça descend fort. Les mains sur les freins, on ne prend pas vraiment le temps d’admirer l’environnement dans lequel nous nous trouvons, du moins lors de la première descente. Préoccupé par la nécessité de ne pas tomber, j’en oublie Camille, qui est censée immortaliser des clichés de mon aventure. Pour le coup, je n’ai pas réellement le temps de penser à cela et je me focalise plutôt sur les obstacles et difficultés qui se présentent à moi. Les virages sont nombreux mais plus on avance et plus on prend du plaisir. Arrivé en bas après environ 5 grosses minutes de descente, je ressens une certaine douleur à mes mains qui n’ont pas quitté mes freins et à mes pieds puisque je suis resté debout sur mes pédales durant toute la descente.

Cantal tour sport : un dernier jour d'activités au Lioran

Pourtant, difficile de rester sur ce passage petit bras, nous décidons de remonter et de retrouver La Louve. La deuxième descente est aux antipodes de la première, avec un peu plus d’assurance, je me lâche beaucoup plus et n’hésite pas à faire rouler le VTT et à attaquer certains sauts. Entre-temps, j’ai pu profiter de la forêt qui m’entoure durant toute la descente. Le cadre est superbe, il y fait frais et je me sens un peu seul au monde au guidon de mon Rossignol.

La descente est bien plus rapide mais également plaisante, pas le temps de monter une troisième fois ni de se risquer à une piste bleue, pourtant à l’avenir, il se peut que je retente l’expérience.

Pratique. Concernant les tarifs, pour la location de VTT de descente, il faut compter entre 65 et 80 € selon le vélo, pour une journée et 45 à 60 € la demi-journée. Pour les enfants, 35 € la demi-journée et 55 € pour la journée. À cela, il faut ajouter le prix pour le télésiège et le téléphérique à 26,40 € pour un adulte à la journée (16,70 € la demi-journée) et 16,70 € pour la journée (11,50 € la demi-journée) pour les enfants.

Lucas Robelin (photos : Camille Sayec)

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