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Photo © François-Xavier Gutton

Moulins-Yzeure : une deuxième mi-temps de rêve

Moulins-Yzeure disputera les 32es de finale de la Coupe de France. Les Bourbonnais ont composté leur billet en dominant Belfort, évoluant comme eux en National 2, ce samedi, sur la pelouse de Bellevue (3-0). Les joueurs de Stéphane Dief, emmenés par un très bon Samy Alouache, ont fait la différence en seconde période.

On a aimé...


Le MYF poursuit l'aventure. Pour la première fois de sa jeune histoire, Moulins-Yzeure va disputer les 32es de finale de la Coupe de France. Après avoir réalisé l'exploit face au Clermont Foot au tour précédent, les Bourbonnais ont réussi à passer un tour supplémentaire en dominant Belfort, qu'ils n'avaient pas réussi à battre une semaine plus tôt en championnat sur cette même pelouse (1-1).
L'histoire d'amour entre la Coupe de France et les deux villes bourbonnaises se poursuit ! Mais quelle est la recette ? « Il y a peut-être une culture de la coupe ici car il y a eu plusieurs beaux parcours dans les deux clubs », répond Stéphane Dief. Un coach qui attendra avec impatience le tirage au sort des 32es de finale, qui aura lieu lundi soir. Une préférence ? « Jouer à domicile », rétorque le technicien. Et pourquoi pas face à une Ligue 1 ?

La deuxième mi-temps des Bourbonnais. Si ses joueurs se sont montrés « un peu timorés lors des 30 premières minutes », Stéphane Dief a en revanche apprécié la prestation livrée par son équipe au retour des vestiaires. « A la pause, on a demandé aux joueurs de défendre en avançant, de faire preuve de plus d'application. Et ça a fonctionné. En deuxième période, il n'y a plus eu photo ». Les consignes du coach ont en effet été appliquées à la lettre. Il n'a d'ailleurs fallu que six minutes aux Bourbonnais pour faire la différence, grâce à Seck. Un but qui a assommé les Belfortains, totalement absents des débats depuis la reprise. 
Jamais dangereux lors du second acte, les joueurs de l'ASMB ont vu leurs derniers espoirs de qualification s'envoler lorsque Millot a envoyé un boulet des 30 mètres dans la lucarne droite de Laborde (67e). La messe était dite. Belfort avait les deux genoux à terre. 
Le troisième but de Diot (90e), après un excellent travail de Samy Alouache, a donné un peu plus de relief à cette qualification, décrochée après une deuxième période totalement maîtrisée. 

L'activité de Samy Alouache. L'homme du match ! Le milieu offensif du MYF a été dans tous les bons coups de son équipe, à l'image de ses deux passes décisives (sur les buts de Seck et Diot) délivrées ce samedi.
Titularisé en soutien de l'attaquant de pointe, Seck, le Bourbonnais s'est montré très disponible, n'hésitant pas à redescendre assez bas pour chercher les ballons. L'Auvergnat a excellé dans son rôle de « numéro 10 » en orientant parfaitement le jeu de son équipe, que ce soit sur le côté droit avec son frère, Mourad, ou à l'opposé avec Millot, ou bien encore dans l'axe, avec son attaquant. 
A l'aise techniquement, comme sur cette roulette réalisée dans le rond central en première période (geste qui a permis d'éliminer deux défenseurs), le milieu auvergnat s'est démené jusqu'à la dernière seconde. Sur le but de Diot, c'est lui qui remonte le ballon avant de décaler parfaitement son coéquipier. Une prestation XXL !


On n'a pas aimé...


La première période. Les quelque 500 personnes qui avaient bravé le froid polaire ce samedi n'ont pas eu l'occasion de se réchauffer lors des 45 premières minutes. Une première période pauvre en occasions. C'est bien simple, hormis la tentative de Guirassy dès la première minute - un tir sauvé sur sa ligne par Rouchon - et la demi-volée du droit de Ball qui a frôlé le montant droit de Millieras (38e), il n'y a pas eu d'autres occasions franches. Heureusement pour le public, la situation s'est décantée au retour des vestiaires.

Le visage affiché par Belfort en deuxième mi-temps. Les murs du vestiaire belfortain ont tremblé à la fin du match. Le coach Maurice Goldman n'a pas, mais alors pas du tout, apprécié la prestation de ses joueurs en seconde période, où ils ont été totalement absents des débats. Et il leur a fait savoir. « On en prend trois, mais on peut en prendre cinq, pestait le technicien, un bon quart d'heure après le coup de sifflet final. C'est une honte de jouer comme ça. On n'a pas joué en équipe, on n'a pas mis d'agressivité. Ça a vraiment chauffé dans le vestiaire. On leur a dit ce qu'on pensait d'eux. Ce n'est pas le fait de perdre, mais c’est la manière. On ne s'est pas battus. Il y en a certains qui n'ont rien à faire sur un terrain. Il va y avoir du changement, c'est certain. Moulins-Yzeure nous a mangé. Félicitations à eux. Ils ont fait un vrai match de coupe. » Maurice Goldman n'ira pas au bout de ses rêves en Coupe de France cette saison...
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