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Photo © Pascale Poujols

Aurillac fait le pari du changement pour réussir

Une douzaine de départs, dix arrivées, Aurillac a beaucoup changé cet été. Dans l’espoir de marquer beaucoup de points et d’en faire voir de toutes les couleurs aux plus ambitieux.

« Réveiller cette belle endormie ! » Ce n'est pas le poète qui le dit mais Hervé Blanc, l'un des hommes clés du FC2A. La formule atteste d'une ambition forte d'afficher clairement une volonté de réussir, de redorer le blason, de desserrer le frein à main, d'en finir avec les transitions pour avancer et faire parler d'un club tardant à raviver sa flamme.


Repartir sur de nouvelles bases


En dégringolant d'un étage en 2011, Aurillac ne s'imaginait pas que le chantier de reconstruction s'éterniserait de la sorte. Il est vrai que tout n'a pas été rose, que des petites crises et querelles intestines n'ont guère favorisé l'évolution et encore moins apporté la sérénité indispensable pour mettre tous les atouts de son côté. Trois présidents se sont succédé, deux entraîneurs, sans parler de la fusion en 2013 et d'un effectif sans cesse renouvelé, parfois chamboulé.

Une fois de plus, Aurillac va partir dans l'inconnu. Une douzaine de joueurs ayant peu ou prou participé au précédent exercice, ont quitté la maison. Dans ces conditions, il n'y avait d'autre solution que de compenser les départs, tellement le réservoir a perdu de ses rondeurs et un peu plus encore avec la relégation de l'équipe réserve, qui avait accédé à l'élite auvergnate en 1998.

Si Alain Larvaron a regretté le choix de deux ou trois éléments, pour le reste c'était un voeu de sa part de pouvoir choisir et de bâtir sur de nouvelles bases. Reste désormais à savoir si la mayonnaise va prendre aussi rapidement que ce qui est espéré, si tout le monde va se donner à fond pour permettre au porte-drapeau du Cantal, doyen du championnat de France amateur, de jouer un véritable rôle dans une compétition où les forces en présence sont régulièrement apparues très près les unes des autres.

Aurillac a mal tourné au printemps. Il a bouclé la boucle en enregistrant quatre nuls et quatre défaites, en marquant deux buts en huit matches, en glissant de la deuxième place à la septième, en empochant seulement 12 points sur 32, une performance lui valant une place de relégable sur la phase retour. Aussi tout le monde s'accorde à reconnaître du côté de Baradel qu'il faudra réamorcer la pompe à performances, retrouver la confiance pour s'installer sur une dynamique porteuse et génératrice d'espoirs.


Des recrues expérimentées


Les rares joutes amicales viennent de laisser entrevoir de belles promesses. Maintenant, les impressions doivent se confirmer tout au long de l'épreuve. « Il est important de prendre un excellent départ », martèle Blanc qui ne souhaite pas se projeter. Il n'empêche que secrètement l'attente est réelle. Aurillac s'est attaché les services de joueurs expérimentés, ayant goûté, pour la plupart, au niveau supérieur, avec notamment une paire d'attaquants chargée de dynamiser un secteur offensif en souffrance.

Davantage par superstition, les Cantaliens ne veulent pas tirer de plan sur la comète. Ils entendent affirmer leurs intentions au fil de l'eau avec un effectif plus étoffé, de nature à leur permettre de supporter la répétition des pépins qui finirent par leur ôter toutes chances de figurer parmi les meilleurs au printemps.

Et, si tout se passe bien, ce groupe semble disposer des atouts, des armes et des arguments pour surprendre, mais également reconquérir un public, pour donner un vrai sens au changement.

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