Actualité sportive en auvergne



Cyclisme Julian Alaphilippe
Photo © Cécile Champagnat

Les « frissons » de la famille Alaphilippe

Leur fils est à la une des médias sportifs. A Désertines, Catherine et Jo Alaphilippe n’en ont pas pour autant chamboulé leur quotidien et oublié leur simplicité.

Depuis une semaine, le quotidien de la famille Alaphilippe n'est plus tout à fait le même. À cause de Julian. Le fils aîné (22 ans) fait parler de lui dans la presse sportive, obligeant sa mère à acheter régulièremen t l'Equipe et à répondre aux diverses sollicitations des voisins, des amis : « Le téléphone n'arrête pas de sonner, raconte Catherine. Je ne peux pas faire un pas, entrer dans un magasin sans qu'on m'en parle. »

De quoi ? De l'entrée fracassante de Julian dans le cyclisme mondial. En huit jours, les classiques ardennaises (7 e de l'Amstel, 2 e de la Flèche Wallonne et 2 e de Liège-Bastogne-Liège) l'ont propulsé dans la lumière médiatique et sur tous les écrans de la planète.


« On en a pris plein la vue »



« On a suivi les courses à la télé, ça donne des frissons. Il était devant et on a cru qu'il allait gagner. On en a pris plein la vue. » Si Catherine avoue avoir « du mal à suivre » quand tout s'accélère, le domicile familial de l'avenue du 4-Septembre à Désertines n'est pas sens dessus dessous non plus. Son mari, Jacques, que tout le monde connaît sous le nom de Jo, hérité de sa carrière de musicien, ne s'emballe pas quand le « gamin » fait la une des journaux : « Venant de Juju, plus rien ne m'impressionne. Je m'attends à tout, c'est un rentre-dedans qui cherche à aller toujours plus haut. »

Le paternel connaît bien son fils et assure que cette célébrité soudaine ne le changera pas, pas plus qu'elle ne bouleversera la maison. « Ah ! non. Quand il vient, on ne parle pas vélo ou très peu. Il est là pour décompresser et profiter de nous. » Pas de visite prévue prochainement pour Julian qui court cette semaine le Tour de Romandie avant de participer au Tour de Californie.


Ses deux frères et son cousin aussi en selle


Sa mère commence à avoir l'habitude de ses absences : « On s'appelle, on s'envoie des SMS. Après les courses, son premier appel est pour papa-maman. Quand on l'a au téléphone, c'est comme s'il avait 16 ans. Il reste le même. » Et la famille aussi où Julian n'est pas le seul à pédaler. Son frère Bryan (19 ans) roule sur ses traces avec déjà plusieurs victoires dans les rangs de l'équipe pro de l'Armée de terre. Sans parler du dernier, Léo (12 ans), déjà en selle et du cousin Franck, responsable du Pôle espoirs de Saint-Amand.

Et dire que Jo Alaphilippe ne connaît rien au vélo. « Rien du tout. Alors ça vient peut-être du frère de ma mère que j'ai peu connu. Je crois qu'il courait chez les pros. »

Précision. Julian Alaphilippe est né à Saint-Amand-Montrond. Ses parents sont venus s'installer à Désertines alors qu'il avait 6 ans.

Commentaire