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Mon souvenir de l'année 2018 : le 8 décembre

A l'occasion des fêtes de fin d'année, les journalistes de la rédaction des sports vous racontent le souvenir de l'année 2018 qui les a le plus marqué. Treizième volet avec Christophe Buron qui revient sur le 8 décembre, jour où l'ASM s'est déplacée en Roumanie, du côté de Timisoara. Un voyage très particulier dans l'anonymat du Challenge européen...

On ne doute pas un instant que certains jours de la vie qui s’écoule à Timisoara soient baignés d’un soleil radieux, mais il semblerait que l’humidité soit plus une tendance qu’une variable lors des saisons intermédiaires. En cette fin d’automne, lors d’un voyage inédit de l’ASM, dans l’anonymat du Challenge européen, la découverte de la cité roumaine est une sorte de plongeon dans le passé, pull en laine et chapka vissé sur le crâne. Décors d’un autre âge, architecture, parc automobile...tout ramène aux années d’une dictature communiste qui a brutalement fini dans le sang il y a trente ans.

Et que dire du stade Dan-Paltinisanu, une immense coquille vétuste de 33.000 places, évasée comme les anciennes tribunes de Colombes, aussi peu couvertes, planté dans la banlieue de Timisoara où suintent des années de misère économique et sociale. C’est sur une pelouse indigne de ce nom, devant 600 spectateurs (dont 400 supporters « jaune et bleu »), qui n’ont pas eu, certes, bourse à délier pour entrer au stade, mais sans le moindre point de buvette non plus, que l’ASM a découvert la Roumanie profonde. Et nous avec, pour un voyage dans la grisaille où le temps semble s’être figé et qui ne peut s’oublier. Le contraire du match que se livrèrent ce jour-là les deux formations.

Christophe Buron

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