Actualité sportive en auvergne



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Top 100 : ils ont fait le sport auvergnat (23-19)

Le 4 octobre prochain, La Montagne fêtera ses 100 ans d'existence. À cette occasion, notre rédaction a établi un classement des 100 personnalités qui ont fait l'histoire du sport en Auvergne. Aujourd'hui place aux sportifs classés de la 23e à la 19e place.

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23. Antonin Magne (Cyclisme)

Antonin Magne lors de son Tour de France victorieux en 1934. Photo AFP

Deux Tours de France (1931, 1934), sur le podium en 1930 (3e) et 1936 (2e), un titre de champion du monde (1936), Antonin Magne possède un palmarès sans équivalent pour un coureur né en Auvergne… une région où il ne vit que ses quatre premières années. S’il voit le jour dans la ferme des ses grands-parents à Ytrac en 1904, il rejoint ses parents partis travailler la terre en région parisienne. C’est là qu’Antonin Magne effectue ses premiers tours de roue dans les années 20 jusqu’à le propulser au top à l’orée de la décennie suivante. A l’époque des forçats de la route, le Cantalien d’origine est un travailleur acharné, qui s’astreint à une préparation méthodique, avant-gardiste, entre charges d’entraînement savamment dosées, reconnaissance des cols et diététique. Sa droiture sur le vélo et dans sa vie quotidienne, son opposition farouche au dopage lui valent le surnom de « Tonin le sage » ou « Tonin la méthode » et il fait sienne cette devise : « La gloire n’est jamais où la vertu n’est pas ».

Une fois sa carrière terminée, ce personnage romanesque arbore ses légendaires blouse blanche et béret au près de grands champions tels Rik Van Steenbergen, Louison Bobet en qualité de directeur sportif. Et livre la fameuse bataille tactique sur les pentes du puy de Dôme en 1964 au côté de Raymond Poulidor face à un autre Auvergnat, Raphaël Géminiani, qui dirige Jacques Anquetil.

En 1969, Antonin Magne cède sa place à la tête de l’équipe Mercier après un quart de siècle de bons et loyaux services, mais s’engage dans les instance fédérales. Atteint de la maladie de Parkinson, il décède le 8 septembre 1983 à Arcachon, lieu où il partageait son existence avec Livry-Gargan en région parisienne.

22. Jessy Trémoulière (Rugby)Jessy Trémoulière. Photo Remi Dugne

Lorsque Jessy Trémoulière a découvert le rugby à l'âge de 16 ans du côté de Brioude (Haute-Loire), qui aurait pu lui prédire une telle destinée ? Qui aurait pu prédire que cette jeune férue de sport deviendrait en 2018 tout simplement la meilleure joueuse du monde. Probablement personne... à part elle même. Si Jessy Trémoulière demeure uen jeune femme très humble, elle possède avant tout une très grande force de caractère. Cette flamme lui a servi à de nombreuses reprises dans sa carrière. Pas épargnée par les blessures, l'arrière du XV de France est toujours revenue plus forte. Sous le maillot bleu, son chef d'oeuvre restera le Tournoi des VI Nations 2018. Face à l'Angleterre, les principales rivales des Françaises, elle réalise un récital en inscrivant deux essais et une pénalité jouant ainsi un rôle primordial dans la victoire finale (18-17). Sa carrière en équipe de France ne s'arrête pas à ce Grand Chelem. Jessy Trémoulière en avait vécu un premier en 2014 et a également terminé troisième de la Coupe du Monde en France la même année. L'Auvergnate a également participé activement à l'essor du rugby à 7. Avec France 7, elle a notamment disputé les JO de Rio en 2016.

Côté club, sa carrière reste immanquablement attaché à un club : celui de Romagnat. Elle a grandement contribué à son retour en Elite en 2016. Après une parenthèse de deux saisons au Stade Rennais, elle est revenue cette saison au bercail. Par amour pour ses racines, mais aussi pour revenir travailler au sein de l'exploitation familiale à Barlière près de Brioude. Une vraie femme de valeurs.

21. Philippe Saint-André (Rugby)Philippe Saint-Andre  AFP PHOTO

« Le goret ». Prononcez ces deux mots à un amoureux de rugby clermontois il vous rétorquera systématiquement « Philippe Saint-André ! ». L'ancien ailier a marqué l'histoire de l'ASM. Il en fut lun de ses principaux fers de lance dans les années 90. De 1988 à 1997, le joueur a marqué des dizaines d'essais au Michelin et sur toutes les pelouses du championnat de France. Doté de qualités physiques exceptionnelles (il courait le 100m en moins de 11 secondes), Philippe Saint-André était un redoutable finisseur. Des qualités qui lui ouvrent naturellement les portes de l'équipe de France dès 1990. Avec les Bleus il comptera 78 sélections pour 32 essais. Mais il restera surtout comme un meneur d'hommes exemplaire. Un trait de caractère qui le conduit à assumer le capitanat de la sélection avec d'immenses bonheurs (la tournée en Nouvelle-Zélande en 1994) mais également de très grandes déceptions (la demi-finale de Coupe du Monde 1995 perdue de 8 centimètres face à l'Afrique-du-Sud). 

Après l'arrêt de sa carrière de joueur en 2000 à Gloucester, il prend naturellement en main l'équipe anglaise. Ca carrière d'entraîneur décolle véritablement à Sale, club avec lequel il devient champion d'Angleterre en 2006. Le technicien se forge une solide réputation dans le monde de l'ovalie. Tant est si bien que Mourad Boudjellal lui fait des yeux doux pour devenir directeur sportif du RC Toulon. Il s'installera sur la Rade en 2009 et y restera deux saisons.  Après la Coupe du Monde 2011, il prend la succession de Marc Lièvremont à la tête de l'équipe de France. Malheureusement, son mandat correspond au début des grandes difficultés pour l'équipe de France. En tant que sélectionneur, Philippe Saint-André ne remportera aucun Tournoi des VI Nations. Une histoire qui se terminera en queue de poisson avec une terrible débâcle face aux All Blacks en quart de finale de Coupe du Monde 2015 (défaite 62-13).

20. Isabelle Fijalkowski (Basket-ball)Photo Remi Dugne

Isabelle Filjalkowski incarne le visage de la France du basket qui gagne. Elle est le porte-drapeau d’une génération qui conquiert les premiers titres continentaux du basket féminin tricolore aussi bien en club avec Bourges, vainqueur de l’Euroligue en 1997, qu’avec l’équipe de France qui triomphe lors de son Euro à domicile en 2001.

La Clermontoise, qui dribble ses premiers ballons non loin de la maison familiale à l’AL Cébazat, est un pur produit de la formation montferrandaise qu’elle rejoint à 11 ans et où elle effectue ses premiers pas dans la salle de Montlosier en N1 féminine à 16 ans en 1988. Elle décline l’offre de l’INSEP pour rester à Clermont où elle termine ses classes à l’ASM. Au retour d’une parenthèse d’un an à Challes, elle porte les couleurs, cette fois, du Stade Clermontois entre 1992 et 1994. Elle parfait alors son cursus une année à l’Université de Colorado avant de connaître les premières heures de gloire du CJM Bourges (1995-1997) et de Valenciennes-Orchies (2000-2002) où elle se construit un prestigieux palmarès ornés de 2 Euroligues (1997, 2001) plus 4 finales perdues et de cinq couronnes de championnes de France. Outre une expérience à Come en Italie (1997-2000) ponctuée de deux titres nationaux, la meilleure joueuse européenne de 1997 s’exile aux Etats-Unis deux étés durant où elle fait partie des pionnières de la naissante WNBA en 1997 et 1998 avec les Cleveland Rockers.

L’intérieure d’1,95 m, aux 204 sélections et 2.562 points inscrits (un record) avec l’équipe de France entre 1990 et 2001, choisit de mettre un terme à sa carrière à 30 ans en 2002 pour endosser le rôle de Conseiller technique sportif (CTS). Poste qu’elle occupe depuis rattachée au pôle espoir de Vichy.

19. Guy Ligier (Automobile)Photo d'archive Joseph Salas Photo Violaine Allirand

Un grand nom du sport automobile français. Plus qu'un nom, une véritable marque. Pourtant, le Vichyssois Guy Ligier n'était pas destiné à devenir une légende des paddocks. Il débute d'ailleurs sa carrière professionnelle comme apprenti boucher. Côté sport, le jeune Guy se tourne d'abord vers l'aviron (champion de France en 1947) puis le rugby où il devient international B et mlilitaire à la fin des années 1940. Sa passion pour les sports mécaniques ne viendra que bien plus tard... et curieusement par la moto. Et encore une fois il deviendra champion de France en 1959 (en catégorie 500cm3). 

Guy Ligier était donc un incroyable touche à tout. Des facultés qu'il mettra d'ailleurs à profit dans le sport automobile. L'Auvergnat a tout réalisé ou presque. En tant que pilote il participe notamment à 13 Grands Prix de Formule 1, devient champion de France des rallyes en catégorie Grand Tourisme (sur Ford Mustang) et participe même aux 24 heures du Mans en 1970 à bord d'une voiture de sa conception. 

Une première qui lui donne bien évidemment des idées... Guy Ligier décide alors de fonder sa propre écurie de Formule 1. En 1976, les premières voitures Ligier font leur apparition sur les circuits. Il dirigera sa propre écurie jusqu'en 1993. Année où il la cède à l'Italien Flavio Briatore. Les voitures Ligier deviendront d'ailleurs "Prost Grand Prix" en 1997. 

Guy Ligier restera également comme un entrepreneur de génie. Du BTP jusqu'à la voiture de Monsieur tout le monde. Sa propre marque Ligier a d'ailleurs commercialisé le célèbre coupé JS2 en allant même jusqu'à la voiturette sans permis. Guy Ligier n'a pas vécu une seule vie mais bien plusieurs à la fois. Une fabuleuse existence qui a pris fin le 23 août 2015 à Nevers. 

Le classement :

19e : Guy Ligier (Automobile)

20e : Isabelle Fijalkowski (Basket-ball)

21e : Philippe Saint-André (Rugby)

22e : Jessy Trémoulière (Rugby)

23e : Antonon Magne (Cyclisme)

24e : Jean Todt (Automobile)

25e : Jean-Pierre Frachon (Alpinisme)

26e : Stéphane Risacher (Basket-ball)

27e : Thomas Lorblanchet (Trail)

28e : Olivier Merle (Rugby)

29e : Olivier Magne (Rugby)

30e : Claude Michy (Football)

31e : Olivier Enjolras (Football)

32e : Marcel Michelin (Omnisports)

33e : Bernard Chevallier (Rugby)

34e : Sidney Govou (Football)

35e : Catherine Bouchon (Volley-ball)

36e : Grégory Coupet (Football)

37e : Philippe Suchaud (Pétanque)

38e : Dominique Sarron (Moto)

39e : Vern Cotter (Rugby)

40e : Philippe Bugalski (Automobile)

41e : Jean-Marc Lhermet (Rugby)

42e : Gil Zok (Canoë-kayak)

43e : Emile Pladner (Boxe)

44e : Philippe d’Encausse (Athlétisme)

45e : Hervé d’Encausse (Athlétisme)

46e : Christine Dulac (Basket-ball)

47e : Gauthier de Tessières (Ski alpin)

48e : Isabelle Delobel (Patinage artistique)

49e : Corinne Diacre (Football)

50e : Elisabeth Riffiod (Basket-ball)

51e : Annick Hayraud (Rugby)

52e : Yannick Bourseaux (Handisport)

53e : Laure Boulleau (Football)

54e : Amaury Pierron (VTT)

55e : Audrey Prieto (Lutte)

56e : Willy Sagnol (Football)

57e : Christian Merle (Boxe)

58e : Irène Guidotti (Basket-ball)

59e : Victor Boffelli (Rugby)

60e : Yves Dreyfus (Escrime)

61e : Michel Jazy (Athlétisme)

62e : Claude Bénézit (Canoë-kayak)

63e : Paul Besson (Basket-ball)

64e : Adrien Chalmin (Handisport)

65e : André Zoete (Lutte)

66e : Angélique Papon-Colombet (Pétanque)

67e : David Melody (Basket-ball)

68e : Brock James (Rugby)

69e : Edmond Leclanché (Lutte)

70e : Anne Piquereau (Athlétisme)

71e : Antoine Cayrol (Alpinisme)

72e : Louis Rosier (Automobile)

73e : Pierre Dupasquier (Automobile)

74e : Farida El Hadrati (Boxe)

75e : Laurent François (Handisport)

76e : Stéphane Lauvergne (Basket-Ball)

77e : Alice Modolo (Apnée)

78e : Napolioni Nalaga (Rugby)

79e : Tony Marsh (Rugby)

80e : Ludovic Lemoine (Handisport)

81e : Laurence Castet-Bénézit (Canoë-Kayak)

82e : Jean-Louis Tournadre (Moto)

83e : Geoffroy Mathieu (Natation)

84e : Sébastien Foucras (Ski alpin)

85e : Gwladys Nocera (Golf)

86e : Jean Pellez (Athlétisme)

87e : Jean-Aimé Toupane (Basket-Ball)

88e : Paoline Salagnac (Basket-Ball)

89e : Adrien Morillas (Moto)

90e : Marcel Duriez (Athlétisme)

91e : René Soulier (Athlétisme)

92e : Andrzej Szarmach (Football)

93e : Thierry Coutard (Football)

94e : Marie Tari (Volley-Ball)

95e : Jean-François Phliponeau (Rugby)

96e : Thierry Bourdin (Lutte)

97e : Thierry Charbonnier (Moto)

98e : Eric Nicol (Rugby)

99e : Charles Tassin (Basket-Ball)

100e : Georges Groine (Sports Automobiles)

 

Retrouvez les sportifs classés de la 100e à la 95e place

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