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Olivier Krumbholz : « Tout le monde veut nous battre »

A quelques heures d'affronter la Roumanie pour le compte de la Golden League à la Maison des Sports de Clermont-Ferrand (ce jeudi soir 20 h 30), l'entraîneur des Bleues se dit heureux de retrouver ses joueuses. Mais attention, les Françaises vont devoir se mettre rapidement dans le bain. La Roumanie, le Danemark et la Norvège sont de redoutables adversaires.

Trois mois après le titre européen, l'équipe de France féminine retrouve donc l'odeur des matchs internationaux, ce soir à la Maison des Sports de Clermont-Ferrand face à la Roumanie. Lors de l'entraînement du matin, il régnait une belle ambiance de franche camaraderie. Les petites habitudes ont vite repris leur place. Lors de l'échauffement et du réveil musculaire, la gardienne Catherine Gabriel s'est occupé de la musique. Sur la playlist, les derniers tubes du moment de Angèle ou de Aya Nakamura. On esquisse quelques pas de danse improvisés. Le bonheur d'être ensemble demeure intact. Olivier Krumbholz, l'emblématique entraîneur de cette équipe, est lui aussi heureux de retrouver les filles. Nous l'avons interviewé à quelques heures de cette rencontre de Golden League face à la Roumanie.

 

C'est donc l'heure des retrouvailles trois mois après votre titre européen... Comment avez-vous senti votre groupe ?
Je les ai retrouvées avec beaucoup de plaisir. Et c'est réciproque. Elles sont contentes de venir en équipe de France. Depuis un an et demi, et même depuis mon retour (début 2016), les choses se passent très bien. Il y a des médailles à chaque fois. Là, il y a eu deux titres consécutifs (championnes du Monde 2017 et championnes d'Europe 2018, ndlr). Elles accordent donc une grande importance à ce qu'elles font avec l'équipe nationale. Après ce n'est pas un moment simple dans la saison. Ceci dit, il n'y en a quasiment plus. La saison est tellement exigeante qu'elles finissent par accumuler beaucoup de fatigue, beaucoup de bobos. On essaye à la fois de travailler mais aussi de les soigner et de les ménager. Il y a des enjeux importants pour les clubs derrière. Mais il faut aussi respecter le planning de l'équipe nationale qui ne possède que peu de semaines pour travailler. 

 

D'autant que vous allez retrouver des adversaires de taille (Roumaine, Danmark, Norvège)...
Oui c'est une semaine de travail importante et intéressante. Nous avons des adversaires d'un très haut niveau. Si nous ne sommes pas au top, on va être en difficulté. Et on n'a pas du tout envie de l'être, chez nous, devant notre public. 

C'est d'autant plus simple de reprendre la compétition face à de tels adversaires. La motivation doit être évidente à trouver...
Ce qui est bien c'est que, comme l'on est championnes d'Europe, championnes du Monde, tout le monde veut nous battre. Cela nous oblige effectivement à beaucoup d'exigence. 

 

Vous parliez à l'instant de fatigue physique. Il doit certainement y avoir également une forme d'usure mentale. Comment fait-on pour régénérer un groupe ?
On cherche à garder une bonne relation et une bonne complicité avec elles. Eviter de mettre de la pression quand cela n'est pas nécessaire. Et surtout prendre en compte leur état, leur besoin. Pour qu'elles comprennent qu'en équipe de France, nous sommes très attachés à leur santé. La performance ne doit pas être à n'importe quel prix.

Arnaud Clergue

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