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Photo © Rémi DUGNE

Nivelon : "La décision de la Fédé doit être forte"

Sagement confiné à la maison, Gérald Nivelon œuvre à distance. Le président du comité de basket du Puy-de-Dôme évoque le travail en visioconférence, les formations en ligne, mais aussi la position départementale avant le bureau fédéral de samedi qui doit statuer sur le devenir des compétitions de clubs.

Comment avez-vous réagi au confinement, au comité du Puy-de-Dôme ?

On est sur la position du verre à moitié plein. On veut essayer de convertir cette période en un temps où on va prendre de nouveaux modes de fonctionnement. Car, oui, c’est pénible de rester chez soi, de ne plus avoir le plaisir de se voir au bord du terrain. Mais maintenant, on se voit toujours, à un moins d’un mètre, sur un écran…

Avec le système de la visioconférence, notamment ?

La Maison du Basket est fermée et tout se fait en ligne, à distance. D’ailleurs, on n’a jamais fait autant de réunions qu’actuellement, la visioconférence tourne à plein. D’abord, un point par jour avec les salariés du comité, puis d’autres selon le planning pour le comité, la Ligue (Aura), la Fédération. Par exemple, samedi dernier, j’avais bureau de la ligue en visio ; le dimanche soir, avec les autres comités, ensuite avec la fédé. Mis à part les déplacements, il y a autant d’activités, c’est le même rythme.

Et comment le vivent les basketteurs ?

Le confinement fait ressortir les paniers (sourire). En fait, les réunions de proximité avec les clubs, mises en place à partir d’aujourd’hui, vont nous permettre de prendre la température. On a envoyé un mail à tous les clubs pour qu’ils s’inscrivent sur un créneau. Car la vie ne s’arrête pas et il faudra aussi préparer la saison prochaine, pour redémarrer en septembre.

Que pouvez-vous principalement proposer aux pratiquants ?

C’est l’occasion de faire découvrir la formation théorique à distance. Aucun outil n’a été créé ; ils étaient déjà à notre disposition, développés par l’Institut national de formation de la Fédération (INFBB) depuis au moins 4 ans. Les thèmes portent sur le 3x3, les arbitres, dirigeants, OTM, techniciens et transversales à retrouver sur le site de la FFBB ou du comité (à E-learning). Il y a des formations de base, souvent courtes, comme par exemple, se former au 3x3, en devenir correspond de club ; pour les dirigeants, le financement participatif.

Ce n’est pas forcément très ludique ?

Mais c’est toujours intéressant et cela n’engage à rien. Cela fait travailler les neurones, fait rester dans l’état d’esprit du basket, peut remettre à niveau. On a déjà des retours des autres comités et des ligues ; les gens sont intéressés. Et il faut attendre : beaucoup vont prendre le rythme de la formation en ligne.

A ce propos, le bureau fédéral se réunit samedi pour statuer sur l’ensemble des compétitions, championnats et coupes. Quelle peut-être sa décision selon vous ?

C’est ouvert. En fait, il y a trois options sur la table, sans a priori : la première, une reprise pour finir les compétitions ; la deuxième, une année blanche, et la troisième, l’année est arrêtée à un moment à décider avec possibilités de montées et de descentes.

Le président Jean-Pierre Siutat a lancé une consultation à tous les ligues et comités pour le devenir des championnats. Quelle est la position du comité du Puy-de-Dôme ?

La décision prise par la Fédération doit-être fondée sur la santé des pratiquants, la plus équitable possible, et forte et unique pour la France, c’est-à-dire suivie par toutes les ligues et tous les comités. Cette position est partagée par la Ligue Aura, la plus grande de France en termes de licenciés, et les comités qui la constituent.

Et la tendance des comités de LAURA sur les options ?

Si on en a la possibilité, on reprend pour finir, et à défaut, année blanche.

Francis Laporte

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