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Athlétisme Renaud Lavillenie
Photo © Thierry Nicolas

Mondiaux / Pékin : Lavillenie, les jours d’après…

Renaud Lavillenie est rentré jeudi soir sur Clermont. Avec (seulement) le bronze de la perche des Mondiaux autour du cou. Mais surtout prêt à repartir à la conquête de son Diamant préféré. Pékin, le pourquoi, la suite, le comment, d’Encausse… Entretien.

Renaud, première sur le sautoir ? 

« Au départ, je m’étais dit que je reprendrais vendredi par du vélo, en fait, j’ai profité de cette journée pour me reposer un peu et retrouver famille et amis. Pas de sport, je ne me sentais pas trop bien physiquement. Mais aujourd’hui ( samedi), ça va… »

Avec donc, une séance de perche aux Cézeaux. Pour quel contenu ? 

« Une petite séance de 40 minutes, avec une vingtaine de sauts sur 10 foulées. Juste pour travailler ma transition, reprendre des sensations… en ne prenant surtout pas le risque d’être à bloc et, juste au retour d’un long voyage, de se péter…  »

Donc pas de fil à 5,90 m ni la dernière perche utilisée à Pékin ? 

« Impossible. Et pas du tout le but recherché pour ce qui n’était qu’un décrassage, pour se remettre dedans…  »

Les sensations, c’était : poussé par l’envie, rattrapé par la lassitude ? 

« La lassitude, elle pourrait provenir des questions qui reviennent et vont sans doute revenir encore sur Pékin. Mais quand je retrouve le sautoir, je suis heureux. C’est vrai, après les Monde, j’ai eu un petit moment de moins bien. Mais ce n’est pas pour ça que je n’ai plus envie…  »

Pékin encore, quand même : en milieu de semaine, vous disiez ne pas encore avoir revu la vidéo de vos derniers sauts. C’est fait ? 

« Oui, je l’ai vue, une fois. Mais on a surtout bien discuté avec Philippe ( d’Encausse, son coach)…  »

Et ? 

« On a vu des petits trucs… Pas une seule explication radicale, mais des choses, du détail : sur l’organisation, la concurrence, l’approche dans la préparation, le système des montées de barre… Sincèrement, vraiment des détails mais mis bout à bout…  »

On a beaucoup parlé de ce changement de perche pour 5,90 m ? 

« C’est sûr ! Sans savoir ou en oubliant de dire que cette saison, j’ai appliqué cette stratégie-là 15 fois et que 11 ou 12 fois, elle a fonctionné. Il n’y a pas à assurer quoi que ce soit mais à aller très haut.  »

Et cette interruption juste comme vous alliez tenter une première fois 5,90 m ? 

Ça, peut-être que ça a pu jouer, oui. Car après, ça change le rythme de mon concours… Attention, ce n’est pas une excuse ! Je le précise parce qu’avec tous les commentaires qui accompagnent mes performances ou pas…  »

Justement, Philippe d’Encausse s’est exprimé sur les réseaux sociaux sur ces attaques (*)… 

« Ça l’a touché, je crois même que je ne l’ai jamais vu touché comme ça. Avec son ton à lui, son humour, son ironie, mine de rien, il dit des choses. Sur tous ces gens qui n’y connaissent rien, les blogueurs qui se croient obligés de tout critiquer sans être de vrais journalistes, ce qui leur fait d’ailleurs du tort et fait du tort de façon générale…  »

Il vous tardait de rentrer ? 

« Oui mais quel qu’ait été le résultat, je serais rentré à cette date. Car j’ai encore des objectifs, avec une Diamond League à aller chercher, et je dois me préparer pour…  »

De quoi se compose votre fin de saison ? 

« Ce sera vite là, avec le 4 septembre, un meeting de soutien à Kira Grünberg, perchiste autrichienne accidentée dernièrement. Puis Berlin, un meeting de niveau Diamond League, puis la Diamond League, à Bruxelles. Objectif ? Des victoires, et si je peux passer 6,00 m de nouveau… »

Sa fin de saison.  4 septembre : Salzburg; 6 septembre : Berlin; 11 septembre : Bruxelles (Diamond League); 13 septembre : Décanation.

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