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Mario Gonzalez (Clermont Foot) : "Comme à la maison"

Mario Gonzalez, l'attaquant arrivé depuis Villareal cet été où il évoluait avec la réserve, devrait faire ses grands débuts en tant que titulaire face au Havre, ce mardi (20 heures), à l'occasion du premier tour de Coupe de la Ligue. 

Deux entrées en jeu et 34 minutes sous le maillot clermontois, difficiler de cerner pour le moment le profil du nouvel attaquant clermontois, Mario Gonzalez, un des rares espagnols qui a évolué à Clermont. Il sera davantage observé ce mardi puisque Pascal Gastien devrait lui offrir sa première titularisation sous ses nouvelles couleurs face au Havre (20 heures). Lui se définit comme un joueur rapide, taillé pour le football français. Dans un Espagnol pur, le joueur venu tout droit de l'ancien Royaume de Castille et sa capitale, Burgos, une ville au Centre-Nord de l'Espagne et qui présente des similarités avec Clermont selon lui, explique sa venue, son regard sur le football français et évoque des joueurs bien connus avec qui il a fait sa formation en Espagne. 

 

Sa venue en France n'était pas une priorité

Si sa venue a été officialisée le 16 juillet, deux semaines avant la reprise du championnat, les contacts eux remontent à la fin du mois de mai. De son propre aveu, le joueur n'avait pas fait de Clermont sa priorité. C'est Jérôme Champagne, proche conseille du nouveau président Ahmet Schaefer, qui a conduit le dossier avec Ingo Winter (auparavant recruteur en chef de plusieurs clubs de Bundesliga).
« Au départ, quitter l’Espagne n’était pas mon intention. Mon idée première était de franchir un palier en Espagne. C’était ma priorité, confie Mario Gonzalez. Mais tous les échanges que j’ai eu avec Jérôme se sont très bien passés et j’ai aimé le projet qu’ils m’ont présenté. J’ai donc décidé de me lancer. J’ai pris mon courage à deux mains et aujourd’hui je suis très content de la décision que j’ai prise. J’ai été très bien accueilli par mes coéquipiers et le staff, je suis très heureux. »

 

Il vient d'une ville qui ressemble à Clermont-Ferrand

Burgos, sa ville de naissance, est située au Centre-Nord de l'Espagne, entre le Pays basque et la capitale Madrid. L'environnement de travail était important pour le joueur de 23 ans qui a l'impression d'être à « la casa ». « C’est une ville qui ressemble à Burgos dans son style. Elle est de taille moyenne et les gens sont des travailleurs, note l'intéressé. La cathédrale est magnifique comme celle de Burgos qui est une des plus belles d’Espagne. On m’a dit aussi qu’il faisait très froid ici l’hiver, comme Burgos. Il y a donc beaucoup de similitudes. Ici, je me sens donc comme à la maison. »

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Son style de jeu convient au football français

L'adaptation à une nouvelle culture du football est peut être le plus gros obstacle à sa réussite en France. Passant d'un football « technique » à un jeu « plus basé sur le physique », comme il le définit, le jeune Espagnol pense cependant avoir toutes les qualités pour s'imposer en Auvergne. Sa description du jeu à la française est précise. « Les plus grandes différences (entre les deux pays, ndlr) se trouvent dans les transitions. En Espagne, on se soucie moins des transitions défense-attaque, on axe davantage sur la construction. Ici, j’ai constaté qu'on allait très vite de l'avant. Mais ça me convient aussi très bien par rapport à mes caractéristiques. Je suis un joueur rapide, puissant, qui aime les espaces et qui joue intelligemment. Je suis aussi un travailleur sur le terrain. Je vais essayer d’en profiter. »

S'il arrive à se faire comprendre de ses coéquipiers, il espère pouvoir tenir une conversation en Français d'ici trois mois, une langue dont il ne connaissait pas un mot avant son arrivée. En revanche, il comprend bien ce que son entraîneur attend de lui. « C’est un entraîneur qui veut que toute l’équipe fasse les tâches défensives. Par exemple, en fin de semaine, il a félicité les joueurs de devant pour le travail qu’ils ont fait pour aider l’équipe à Troyes. Je ressens le football de la même façon : défendre à 11 et attaquer à 11. »

Il a joué avec des stars en Espagne

Passé par le centre de formation de l'Atletico de Madrid entre 2009 et 2011, Mario Gonzalez a joué avec les stars de son pays dans les équipes de jeunes puis avec la réserve de Villareal. Lui qui était comparé à Fernando Torres dans le style étant plus petit, est « un grand ami » de Rodri (Rodrigo Hernandez), qui vient de signer à Manchester City et a joué avec un certain Saul Niguez ou encore des champions du monde français. « J’ai joué avec Lucas Hernandez. À Villareal, j’ai cotoyé beaucoup de joueurs qui sont devenus des amis aussi : Alphonse Areola, Santi Cazorla, Pablo Fornals... » On lui souhaite d'embrasser la même carrière sous le maillot « rouge et bleu ».

 

Nicolas Canizares

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