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Athlétisme Renaud Lavillenie
Photo © Francis Campagnoni

Les Mondiaux et après ?

Renaud Lavillenie n'y est pas parvenu. En retombant sur le tapis ce lundi 24 août, accompagné de la barre, après son troisième essai à 5m90, le Clermontois s'est retrouvé privé une fois de plus du titre mondial en extérieur. Mais à part ça, que lui reste-t-il à conquérir ?

« Et maintenant, que vais-je faire ? » se demandait Gilbert Becaud. Une question que peut se poser Renaud Lavillenie. Car malgré son récent échec à conquérir le titre mondial en extérieur, "Air" Lavillenie a rempli quasiment toutes les lignes d'un palmarès qu'il ne peut presque plus étoffer.


Champion au-dessus du lot



Les champions de la trempe de Renaud Lavillenie ne sont pas légion. Ils sont même très rares, ceux qui dominent à ce point leur sport. L'Auvergnat a tout gagné au plus haut niveau, depuis son titre de champion d'Europe à Turin en 2009. Tout sauf le dernier concours qui lui échappe, sa malédiction, les championnats du monde en extérieur. Pour ça, il devra attendre 2017.

Régulièrement au-delà des six mètres depuis 2009, Lavillenie s'est adjugé le record du monde de la perche, avec un bond historique à 6m16. Le 15 février 2014, à Donetsk, le perchiste auvergnat effaçait des tablettes le record du Tsar Sergueï Bubka, établi 21 ans plus tôt.

Et maintenant, quoi ?



Qu'est-ce que Renaud Lavillenie peut bien encore accomplir ? Au niveau des titres, on l'a dit, il a tout ou presque. Seuls quelques records peuvent encore lui résister, comme l'un des derniers détenu par Sergueï Bubka : le nombre de sauts au-delà des six mètres. Le Tsar en totalise 46, contre "seulement" 16 pour le Clermontois. Il a également remporté par six fois les championnats du monde en extérieur. Ce sera dur.

Autre record, mais auquel Lavillenie peut largement prétendre cette fois-ci : remporter un deuxième titre olympique, ce qui le placerait au même niveau que Bob Richards, le « pasteur volant ». Ce dernier a remporté l'or aux Jeux d'Helsinki en 1952 puis quatre ans plus tard à Melbourne.

Mais Lavillenie veut surtout que son record perdure. « Le record de Bubka a tenu 21 ans. Si j'arrive à faire tenir le mien 25 ans, ce sera déjà énorme, confiait-il sur France Télévisions. Et comme je saute encore, le but c'est de l'améliorer, pour le mettre le plus hors de portée possible. Chaque date anniversaire du record sera une fierté pour moi. » La motivation semble être là.

Le dernier adversaire de sa carrière sera donc lui-même. Car, soyons honnêtes, aucun perchiste actuel, à part peut-être le Canadien Shawn Barber, nouveau champion du monde de la discipline, ne semble avoir le potentiel de dépasser 6m16 un jour. Alors peut-être sa descendance ? On sait que chez les Lavillenie, la perche est une histoire de famille.

On pourrait également le retrouver sur deux roues. Ce n'est pas un mystère, le perchiste est aussi un motard accompli. Avec déjà deux participations aux 24 Heures moto, pourrait-on le retrouver sur le bitume des pistes d'endurance ? Ou sur les pistes plus caillouteuses du Dakar ? On le sait très ami avec Cyril Despres, quintuple vainqueur de l'épreuve. Alors si ce dernier lui tend la perche...
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