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Photo © Jean-Louis GORCE

Coupe d'Europe / Merle : des idées en tête à Quarteira

Après son podium de rentrée en compétition sur la Coupe d’Europe de Melilla (Espagne), en début de mois, Audrey Merle, la triathlète clermontoise licenciée à Issy-les-Moulineaux est présente, ce samedi, sur l’étape portugaise de Quarteira.

Audrey, comment abordez-vous cette coupe d’Europe ?
« Je sors d’un stage de deux semaines, avec mon club d’Issy-les-Moulineaux, à La Colle-sur-Loup (Alpes-Maritimes). Je suis en bonne forme, ça va plutôt bien. J’ai pu enchaîner après Melilla, faire ce que j’avais à mon programme, sans pépin physique ou quoi que ce soit. »

 


Quarteira, vous connaissez ?
« J’ai déjà couru deux fois là-bas, la dernière, c'était il y a trois ans. Il y a une mer très aléatoire, avec beaucoup de vagues, beaucoup de courant, et un départ “plage” à bien gérer. A vélo, il y a une belle bosse à passer 8 fois, sur un circuit de 5 km, un parcours un peu exposé au vent, alors que le tronçon course à pied est complètement plat, en quatre aller-retours... »

 


Que vous inspire la start-list conduite par l’Allemande Laura Lindemann ?
« C’est une belle start-list. Après, il peut y avoir des scénarios de course un peu particuliers qui peuvent se dessiner avec une natation comme celle-là. Mon objectif, c’est d’être vigilante sur tout ce que je peux contrôler, de ne pas faire d’erreurs rédhibitoires qui me feraient sortir de la course trop tôt. Et puis de saisir les opportunités. Mais ça fait longtemps que je n’ai pas couru sur ce type d’épreuve (1.500 m de natation, 40 km à vélo, 10 km de course à pied), donc j’ai du mal, tout de suite, à évaluer le niveau des filles. Mais plus qu’une place, c’est la manière qui va m’importer. »

 


Plus précisément ?
« Je me mets des objectifs par discipline. Je vais essayer de faire la meilleure première partie de natation possible, parce que la dernière fois, c’était un peu compliqué. Dans l’idée, c’est de faire, pour aller jusqu’à la première bouée, comme s’il n’y avait qu’une ligne droite au total. Après, à vélo, l’idée, ce serait vraiment d’être offensive et de rester dans le premier tiers du groupe où je serai, peu importe lequel selon comment j’aurais nagé, mais être vraiment actrice. Déjà valider ça, ce serait bien. En tout cas, ce serait dommage, après la natation, d’avoir à faire un énorme effort pour remonter plutôt que de pouvoir utiliser cet effort-là pour faire mal aux autres. Je vais essayer vraiment de ne pas doser, de raisonner un peu à l’envers, oublier qu’il y a 10 km à faire après en course à pied. Voir jusqu’où je peux aller en m’organisant de cette manière. Et après, voir comment je le paye. Ou pas, d’ailleurs, car si ça a marché, et que du coup, sur le plan psychologique, je suis bien, je pourrais peut-être surfer sur cette confiance. Et si les cases ne sont pas forcément cochées cette fois-ci, ce sera pour une autre fois, mais l’intention est là-dessus… Après, au-delà d’une 10e place, sur une coupe d’Europe, ce serait un peu décevant. Et encore, tout dépend : si je suis plus loin que 10e parce que j’ai explosé complètement en course à pied mais qu’en revanche, j’ai tout « checké » avant, je pense qu’il y aura quand même des choses positives à tirer de cette course. En tout cas, je suis convaincue que même si courir de cette manière, ça ne paye pas cette fois-ci, ça pourra me servir pour Madrid (Coupe du monde), dans une semaine, un format sprint (750 m de natation, 20 km à vélo et 5 km de course à pied), cette fois. »

 

Jean-Philippe Béal

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