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Photo © Franck Boileau

Clermont Foot : la sauce Grbic a déjà pris

L’attaquant du Clermont Foot a marqué son premier but, samedi, sous ses nouvelles couleurs. Déjà bien intégré dans le groupe en dépit de la barrière de la langue, Adrian Grbic prend ses marques dans le collectif.

Il s’est fait oublier, au milieu de la défense stéphanoise. Et Alassane N’Diaye l’a vu, après avoir arraché le ballon des pieds de Debuchy. En une touche, Adrian Grbic s’est idéalement positionné face au but pour armer une frappe sèche qui n’a laissé aucune chance à Jessy Moulin.

En une action, samedi soir, l’attaquant en a dit beaucoup plus que son CV. Muselé depuis son entrée en jeu, à la 30e minute, il lui a suffi d’une action pour faire mouche. Une efficacité qui n’a évidemment pas déplu à son coach.

« C’est bien pour l’équipe, c’est bien pour lui, a expliqué Pascal Gastien après le nul 1-­1, face à Saint-­Étienne. C’est toujours intéressant pour un joueur qui arrive dans un club, encore plus pour un joueur étranger, de marquer lors de son second match. »

En une demi-­heure face à Châteauroux, mercredi dernier (1-­1), Adrian Grbic avait déjà montré de bonnes intentions. L’Autrichien, arrivé début juillet à Clermont, rattrape donc vite son « retard ». « Je suis content d’avoir marqué mon premier but, a-t-­il évoqué à la sortie du vestiaire d’Espaly. On a bien joué et si on continue comme ça, ça va aller. »

 

« Le style de jeu de l’équipe m’a plu »

 

Adrian Grbic s’exprime en serbe, et Milan Ladjic est à ses côtés pour traduire. Mais pas que. « C’est mon meilleur ami », rigole le joueur en prenant l’intendant clermontois par les épaules. « Je l’aide au quotidien, je suis là pour ça », répond modestement ce dernier. Entre les deux hommes, le fait de parler la même langue a pourtant créé des affinités. « On s’est appelé avant son arrivée et on a sympathisé. J’avais aidé Martin Kavdanski, qui parlait serbe aussi. »

Avec ses partenaires, l’avant-­centre échange en anglais, parfois en allemand avec Till Cissokho. Mais il essaie surtout de parler le même football. « J’ai regardé beaucoup de matchs la saison dernière, quand j’étais suivi par Clermont, développe le joueur. J’ai analysé le championnat de Ligue 2, pour voir le style de jeu et m’adapter le plus vite possible. Je veux me mettre au service de l’équipe. Le coach m’a expliqué qu’il préférait le jeu dans les pieds. C’est aussi le style qui m’a plu pour venir ici. »

Ça, et les efforts déployés par le club pour le faire venir d’Autriche, lui qui évoluait au SCR Altach. « Ça m’a beaucoup plu », reconnaît celui qui veut déjà rendre une telle confiance. « On sent vraiment qu’il a envie d’apporter, qu’il est à l’écoute », évoque d’ailleurs son partenaire Jason Berthomier.

Avec le milieu offensif, la relation sur le terrain n’a pas tardé à prendre forme. En partie grâce, selon le Bourbonnais, à l’Autrichien : « C’est quelqu’un qui aime bien jouer en appui. Pour l’instant, ce n’est pas dur d’évoluer avec lui, c’est quelqu’un qui joue assez simple. » Rien de tel pour s’intégrer.

 

Laurent Calmut

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