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Photo © MARQUET Frédéric

ASM/Bourdin (prépateur physique) : "Coller à un jeu à haute intensité"

Les Clermontois ont repris le chemin de l’entraînement, ce mercredi. Et qui dit nouvelle saison, dit préparation physique. Si elle sera plus courte que l’été dernier, Sébastien Bourdin, le préparateur physique, promet qu’elle sera intense.

« Vous avez trois minutes de récupération, profitez-en pour boire ! », lance Sébastien Bourdin lors de l’entraînement ouvert au public, ce jeudi matin aux Gravanches. Ce n’est que le deuxième jour de travail cette saison, mais les joueurs s’apprêtent déjà à vivre un petit moment de souffrance. Le préparateur physique leur a concocté une séance de fractionné. Quinze secondes, c’est le temps qu’ils ont pour traverser le terrain. Une fois, passe encore. Mais quand il s’agit de multiplier les allers-retours, avec un court de temps de récupération et sous un soleil chaud, c’est déjà plus compliqué pour certains.

« Ce groupe ne va travailler ensemble que 107 jours »

« Cette saison, la préparation est très spéciale », explique Sébastien Bourdin. D’abord, parce qu’elle s’annonce bien plus courte que la précédente (les joueurs avaient repris deux semaines plus tôt). Puis, parce que cette année de Coupe du monde a déjà diverses conséquences.

La première d’entre-elles est que le niveau physique des joueurs est plutôt hétérogène. Un certain nombre d’Espoirs participent à leur premier été avec le groupe pro – la différence se fait déjà sentir -, tandis que les recrues cherchent encore leurs repères. « Ce groupe ne va travailler ensemble que 107 jours, pour les 8 premières journées de championnat. Mais, on n’a pas le temps d’attendre le retour des internationaux, car si on prend un mauvais départ, cela deviendra vite compliqué », poursuit le préparateur physique.

Deux semaines et demie de prépa physique

Deux semaines et demie. C’est à peu près le temps dont dispose Sébastien Bourdin pour mettre le groupe à flot physiquement. « La semaine prochaine, avec la chaleur annoncée, je vais faire monter progressivement le curseur pour qu’en troisième semaine, lors de notre stage à Tignes (ndlr : du 28 juillet au 2 août), on soit à notre pic d’intensité. » Car, il s’agira ensuite de basculer vers une préparation plus stratégique à une semaine d’affronter La Rochelle, en test-match. « Il faudra alors être capable de soutenir physiquement nos plans de jeu ».

À ce moment-là, les joueurs ne partiront cependant pas de zéro niveau ballon. Celui-ci a été intégré aux séances d’entraînement dès le premier jour. « L’évolution de ce sport fait que désormais, il n’y a pas de préparation physique pure. Il faut tout le temps que ce soit relié au rugby. Autrement, on n’est pas dans le vrai. L’approche a totalement été repensée. Désormais, la clef est de coller de plus en plus à un jeu à haute intensité. »

 

Vincent Balmisse

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