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 Chamalières à l’assaut d’un autre monde : le National 2

Promu surprise, le FC Chamalières s’attend à souffrir cette saison en N2. Avec des moyens limités, le maintien sera le seul objectif pour un club qui vit sa troisième montée en six ans. Il débute son championnat samedi, à Romorantin.

C’ est dans la peau du petit Poucet, qui ne veut cependant pas se faire dévorer tout cru, que le FC Chamalières aborde cette nouvelle saison qui sera celle de la découverte d’un nouveau monde, celui du National 2.

Promu à la surprise générale, mais finalement très logiquement, au terme d’une saison remarquable, où il aura été en tête du groupe 17 journées sur 26, Chamalières entame cette nouvelle aventure dans ses petits souliers.

« On l’aborde avec un mélange de crainte et d’excitation », convient l’entraîneur Arnaud Marcantéi, 33 ans, impatient, avec ses joueurs, de découvrir un autre univers mais aussi bien conscient de la difficulté de la tâche.

La crainte de vivre une saison galère

« On change de monde mais on part avec des moyens très limités », souligne le coach en faisant référence à ce que le club est capable d’offrir pour attirer des joueurs. Malgré tout, il se dit très satisfait de son recrutement. « Les recrues vont nous apporter une vraie valeur ajoutée », estime-­t-­il en faisant référence, notamment, à Fernandez, Lahaye ou Barthomeuf. En revanche, le secteur offensif est encore trop juste selon lui. Il est vrai que la belle saison passée a mis en lumière des joueurs comme Ben Bachir ou N’Diaye, partis sous d’autres cieux.

Avec trois défaites pour un nul, les matchs de préparation n’ont pas été très rassurants de l’aveu même d’Arnaud Marcantéi. D’autant que Chamalières attaquera par deux déplacements, samedi à Romorantin et au Stade Bordelais, puis par la réception d’Andrézieux, l’un des grands favoris à la montée. « Il sera pourtant important de débloquer très vite le compteur dans un groupe très relevé avec trois réserves pros (Nantes, Montpellier, Saint­-Etienne) et un finaliste de la Coupe de France (Les Herbiers), notamment. »

 

La crainte, c’est évidemment celle de vivre une saison galère après une année de rêve où les Chamaliérois étaient sur un nuage. Avec 300.000 € environ de budget, le FC Chamalières sera le parent pauvre du groupe C. « J’aimerais ressentir plus de dynamisme autour du club », clame d’ailleurs Arnaud Marcantéi qui entame sa 6e saison à la tête de l’équipe première.

Certes, un nouveau terrain synthétique a été installé durant l’intersaison. L’enceinte Claude-­Wolff a été homologuée dernièrement par la FFF, mais le club a vécu trois accessions en six saisons pour passer de l’ex­-DHR au N2, et ses infrastructures ne sont actuellement pas à la hauteur requise pour un club de ce niveau.

Dans ces conditions, un maintien en fin de saison sera une sacrée performance. Chamalières devra laisser trois clubs derrière lui en fin de saison. Un pari difficile mais pas moins improbable que la montée de la saison dernière.

 

Didier Cros

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