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Photo © Jérémie FULLERINGER

Valence-Aurillac : les 3 clés du match

Une semaine avant son second voyage chez un promu Aurillac avait pu engranger un peu de confiance qui sera fort utile, ce vendredi 8 novembre, à Valence (20 heures). Mais si le Stade ne maîtrisera pas les conditions de jeu, il a son destin en mains pour ce qui est de l'engagement et de l'implication de chacun. Des clés pour s'imposer.

1. Les conditions météo

Comme le relevait Thierry Peuchlestrade cette semaine "il pleut sur tous les terrains de france depuis deux semaines". Face à Provence, c'est en s'adaptant parfaitement aux conditions climatiques avec un jeu au pied très efficace que le Stade avait pris le temps de construire son succès. A Valence, le terrain devrait encore être marqué par la météo des derniers jours.

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A ceci près que les cieux devraient être un tantinet plus cléments ce vendredi soir dans la Drôme. Et si "saint Alain Gillot-Pétré" est avec Aurillac, les Cantaliens devraient moins souffrir de l'absence conjointe de Neisen et McPhee, dont la longueur de pied avait fait merveille la semaine dernière sous les averses. 

Si la longueur de pied de Dubourdeau est moindre que celle des titulaires d'Aix, le numéro 10 peut s'appuyer sur son match de Béziers et sa belle entente avec Boisset. Photo Jeremie Fulleringer
Alors, la complémentarité dans le jeu entre Boisset et Dubourdeau, qui avait bien failli amener Aurillac à la victoire en seconde période contre Béziers, pourrait être une belle carte à jouer pour les Cantaliens.

Les hommes de Thierry Peuchlestrade avaient été très bons dans la tenue d'un ballon pourtant glissant face à Provence, avec peu de déchet. S'ils rééditent la même application dans la conservation, les Auvergnats ont des atouts à faire valoir.

2. Les entames de chaque période

Coup de pied derrière un ruck parfaitement dosé, énorme pression de Thomas Salles et Provence qui se retrouve vite dans le dur. L'entame de la première période d'Aurillac contre les Aixois avait été un modèle du genre qui avait donné le ton de la rencontre.

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Symole de l'envie de marquer très vite - des points et l'adversaire - le Stade avait ensuite déroulé son plan de jeu comme on enfile des perles. En, l'occurence les pénalités de Salles. Il faudra au moins ça au stade Pompidou pour enchaîner, et ne pas se limiter à 20 bonnes minutes comme à Angoulême. Pourtant auteur du premier essai, le Stade s'était ensuite lentement effrité. La capacité de Dufour etconsorts à mettre la pression d'entrée sur Valence sera essentielle. Photo Jeremie Fulleringer

Ce sérieux au coup d'envoi, il faudra ensuite le répéter après la pause. Lors de la 9e journée, en dépit d'une jolie frayeur sur une chevauchée digne d'un footballeur de Burotu après un ballon contré, Aurillac avait su tordre le cou à sa mauvaise habitude du début de saison ; celle des vilaines entames de seconde période payées cash. A rééditer ce soir (sans les sueurs froides).

3. L'apport du banc de touche

Aurillac doit bien sûr se concentrer sur lui-même et ne pas tout miser sur d'éventuelles erreurs ou faiblesses drômoises. Ceci-dit, le temps court dont a bénéficié Valence-Romans pour préparer ce match n'est peut-être pas anodin.

En concoctant un banc très solide, où figurent Adendorff, Van der Walt et un Tsukiridze remonté comme une pendule, le staff s'est donné les moyens d'enfoncer le clou à condition d'être bien dans son match à l'heure de jeu. Face à Aix, les remplaçants avaient fait la différence pour aller chercher le bonus offensif.

Passé du XV de départ à celui d'impact player pour ce match, Adendorff sera chargé d'amener de la frâicheur et de la puissance en seconde période. Photo Jeremie Fulleringer
La stratégie mise en place d'un banc à six avants pour deux arrières  démontre qu'Aurillac est, là aussi, prêt à faire basculer le match par ses gros, rouage majeur de la victoire à Jean-Alric. 

D'autant que la polyvalence des arrières titulaires comme celle de De Wet et l'option Reggiardo face aux perches  - en cas de pépin pour Salles - atténuent les risques inhérents à cette formule 6-2.

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Mais tout cela ne peut fonctionner que si les partenaires de Paul Boisset remontent encore un peu plus le curseur de l'agressivité et de l'engagement à Valence. Le temps de récupération des Drômois ne fera pas tout. Les Cantaliens s'étaient bien imposés à Rouen cinq jours après avoir battu Biarritz...

Jean-Paul Cohade

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