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Photo © Jérémie FULLERINGER

Les "Tops et Flops" de la victoire d'Aurillac contre Vannes (22-11)

Vainqueur de Vannes (22-11) vendredi, Aurillac s'est attaché à mettre du volume de jeu même si tout n'a pas été parfait. Retour sur les "Tops et Flops" de cette 21e journée qui voit le Stade prendre quatre points d'avance sur Rouen.

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Le volume et les intentions de jeu

Si Aurillac n’a signé qu’un seul essai dans cette partie, les hommes de Roméo Gontinéac se sont créé plusieurs occasions. D’un première mèche allumée à la 10e minute avec Colliat servi sur l’aile qui remettait à Bouyssou intérieur, à la longue et vivante séquence de la demi-heure de jeu, Aurillac a porté le danger dans la défense.

Aurillac s'est évertué à mettre de la vitesse quand il avait le ballon, à l'image de Bouyssou, bien suppléé ensuite par Boisset. Photo Jeremie Fulleringer

Cette volonté de mettre du volume s’est répétée en seconde période avec une ligne de trois-quarts disponible et dangereuse autour de deux charnières qui se sont appliquées à varier entre attaquer la ligne, chercher la profondeur et basculer sur les extérieurs. Après Bouyssou-Neisen, la charnière Boisset-Dubourdeau a maintenu ce cap dans le deuxième acte, avec le premier à la baguette et le second à la conclusion du seul essai cantalien.

Le 100 % face aux perches

Neisen d’abord et Salles ensuite ont rempli leur contrat face aux perches. L’ouvreur a signé un 3/3, avec notamment un coup de pied de 46 mètres qui remettait les siens à 9-8 en début de seconde période avant que l’ailier remplaçant ne prenne le relais avec la même efficacité (3/3 également). Son coup de pied sur une pénalité décalée à droite revient parfaitement pour le mini-break du 12-8 avant de passer la transformation de l’essai de Dubourdeau puis une dernière pénalité trois minutes plus tard pour sceller le score du match (22-11).

Aurillac a signé un 100% face aux perches avec toris pénalités de Neisen puis deux pénalités et une transformation de Salles. Photo Jeremie Fulleringer

Une touche qui reste souveraine

Il y a bien eu un petit peu de déchet avec notamment un lancer perdu dans le camp vannetais. Mais à l’heure de faire le bilan global de la rencontre, c’est bel et bien la touche cantalienne qui a remporté la bataille des airs.

À son crédit, notamment, deux ballons volés coup sur coup dans le dernier quart d’heure. Dans le premier acte, déjà, Roussel et ses partenaires avait déjà gêné leurs homologues, avec un ballon volé par le capitaine juste avant la pause pour lancer cette séquence marquée par le jaune de Curtis.

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On n’a pas aimé

Les ballons rendus

Dans l’enthousiasme mis par les Cantaliens a faire vivre la balle, ceux-ci ne l’ont pas toujours maîtrisé dans les moments clés avec au total une petite dizaines d’en-avants commis. Des cafouillages qui ont parfois été sans conséquence fâcheuses car intervenant après un avantage.

D’autres sont plus rageants, comme un ballon non maîtrisé par McPhee après que Colliat avait breaké la ligne bretonne (72e). Dans son utilisation du pied dans le jeu, Aurillac a aussi connu du bon et du moins bon, avec parfois une occupation payante et des touches trouvées dans ou près des 22 adverses (22e, 47e), mais le Stade a aussi offert des ballons de relance à Vannes.

A l’issue du match, Roméo Gontinéac révélait que la stratégie était notamment de garder le ballon dans le champ, mais Aurillac n’a pas toujours su jouer comme prévu dans le dos de la défense du RCV.

La bonne soirée d'Aurillac, vainqueur de Vannes 22 à 11 (relire le live)

L'indiscipline

Bien sûr, les Bretons seront les premiers à se mordre les doigts pour leur indiscipline, car ce sont eux les plus mauvais élèves de ce match en la matière. En témoignent les quatre cartons jaunes délivré par l’arbitre à l’encontre des visiteurs.

Mais Aurillac a aussi commis son lot de fautes évitable avec une dizaine de pénalités contre lui. Adendorff a ainsi payé sa percussion avec le coude en avant (36e) après être passé entre les gouttes peu de temps avant pour un geste similaire.

Le Stade a parfois aussi été sanctionné dans les rucks, à l’image de la 40e minute où il avait pourtant la possession.

Au rayon des mauvaises nouvelles, Aurillac vu Neisen et Coertzen sortir sur blessure. Photo Jeremie Fulleringer

Les blessures

Dans une soirée qui a surtout été marquée par les bonnes nouvelles, depuis le succès auvergnat jusqu’à la défaite de Rouen à domicile contre Angoulême, le tableau est gâché par les sorties précoces de Coertzen et Neisen.

Le premier a quitté ses partenaires en première période, après un choc à la tête sur une montée défensive dans les 40 mètres bretons et paraissait bien sonné. Il devra passer des examens complémentaires pour déterminer s’il s’agit d’une commotion.

L’ouvreur est sorti juste après un coup de pied rasant, touché  la cuisse droite. « On espère que ce n’est qu’une contracture », pointait Roméo Gontinéac.

Jean-Paul Cohade

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