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Photo © Christian Stavel

Gontinéac - Datunashvili, un binôme rodé pour les Espoirs d’Aurillac

Ils ont évolué ensemble sous le maillot d’Aurillac en Pro D2. Ils sont désormais ensemble aux manettes de l’équipe Espoirs du Stade. Déjà en place pour s’occuper des trois-quarts auvergnats, Roméo Gontineac a été rejoint cet été par Levan Datunashvili.

Parti du Stade Aurillacois à l’issue de la saison 2016-2017, Levan Datunashvili ne sera pas resté bien longtemps loin du Stade Aurillac. Le 2e ligne, qui a terminé sa carrière à Langon en même temps qu’il se formait pour devenir entraîneur, est revenu cet été dans le Cantal, pour former le nouveau binôme de coach des Espoirs.

« Aurillac, j’y ai passé dix ans de ma vie, j’ai presque fait tout ma carrière ici. Quand j’ai reçu la proposition d’Aurillac, je n’ai pas eu besoin de réfléchir longtemps »

Levan Datunashvili (Entraîneur des Espoirs d'Aurillac)

« Roméo, c’est une personne que je respecte beaucoup rugbystiquement. On a joué ensemble, je savais que ça allait fonctionner. On voit le rugby de la même manière, on a la même vision, et c’est très important », poursuit l’ancien avant, séduit par l’idée d’amener de jeunes joueurs vers le monde professionnel.

Une patte qui s'insère dans le projet aurillacois

Pour cela, Datunashvili n’a pas chômé. « Quand j’ai terminé ma formation à Toulouse, j’ai pris un an pour moi, pour aller voir d’autres choses, des équipes de fédérale 1, ou de Pro D2 pour voir les structures de travail et le travail. J’ai rencontré des spécialistes et j’ai encore plus appris que l’année précédente ». Et puis, les jeunes, il s’était déjà confronté puisqu’il entraînait les cadets de Langon lors de sa dernière saison comme joueur. Et cette saison, le nouvel entraîneur s’est inscrit dans le moule qui a permis à Aurillac d’alimenter son équipe professionnelle grâce à sa formation maison.

Roméo Gontinéac poursuit son travail sur la formation aurillacoise, cette fois au côté de Levan Datunashvili. Photo Christian Stavel.
« On n’a pas révolutionné les choses sur le projet, signale Roméo Gontinéac. Mais Levan va amener sa patte. On a joué au plus haut niveau, donc on a la même vision du jeu et de ce qu’on attend des joueurs. Depuis 8 ans que je suis avec les Espoirs, on essaie de monter le niveau. Quand on est dans la formation, on voit comment les joueurs réagissent et on essaie d’enrichir. Jusqu’à présent les joueurs répondent bien », apprécie l’entraîneur.

Une recrutement à haut potentiel

Contraint de recruter plus que d’habitude avec le changement des catégories d’âge décidé par la Fédération, Aurillac a notamment pu se servir du réseau de Levan Datunashvili, avec certains de ses jeunes compatriotes qui ont rallié le Cantal. Mais le duo d’entraîneurs est formel, c’est au mérite que les places seront distribuées. « Pour les jeunes Géorgiens, pour l’instant, au niveau de la langue, c’est confortable pour eux, parce que je peux traduire tout de suite », reconnaît l’entraîneur.match rugby espoirs CABCL vs Aurillac Photo stephanie para.

De quoi mettre ces jeunes dans le bain rugbystique sans attendre la maîtrise complète de la langue, même si c’est un passage évidemment obligé. Surtout, le recrutement a été fait avec un leitmotiv : prendre des joueurs avec du potentiel, pour les amener ensuite vers le monde pro « d’ici deux ou trois ans ». Et pour cela, le staff attend une implication sans faille.

Une charge de travail importante

« Certains ont joué la coupe du Monde des moins de 20 ans en Argentine. Ils sont jeunes, il y a de la qualité, mais il faut beaucoup travailler », martèle Datunashvili. « La première des choses, c’est que les joueurs acceptent la charge de travail », insiste Roméo Gontinéac.

Après six semaines de préparation, où le ballon est arrivé dès le premier jour, Aurillac a connu deux tests concluants contre Brive, puis Montpellier. L’aventure, la vraie, commence dès le samedi 14 septembre contre Pau, à Jean-Alric. Avec de l’ambition.CABCL vs Aurillac. Photo stephanie para.

Premier match contre Pau à Jean-Alric

Car si le but premier est de former des joueurs, la culture de la gagne en fait aussi partie. « Si on forme bien, qu’on a une bonne conquête, une bonne défense et qu’avec les trois-quarts ça va, automatiquement, les victoires arrivent », lance Datunashvili. « On veut être ambitieux. Et si nos objectifs de formations sont atteint, alors peut-être que oui on pourra batailler pour une place qualificative », reconnaît Roméo Gontinéac.


Jean-Paul Cohade

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