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Photo © Jean-Paul Cohade

Cinq choses à savoir sur Niel Marais, l'ouvreur recruté par Aurillac (Pro D2)

Arrivé du Japon où il a très peu joué la saison dernière en raison d'une blessure à un genou, l'ouvreur sud-africain Niel Marais est enfin arrivé à Aurillac. Un club où il a déjà des connaissances, et qu'il aurait même pu rejoindre il y a deux ans. Portrait en cinq point du demi d'ouverture de 27 ans qui s'est engagé pour deux saisons.

Un joueur au physique atypique

Pour l’instant, Niel Marais n’est pas encore au top de sa forme. Avec un peu de poids à perdre, assez logique quand on a passé neuf mois sans jouer après une lourde opération à un genou. Mais même avant cela, l’ouvreur avait un physique un peu atypique, celui d’un 10 costaud, mais qui sert bien son jeu.

« Je suis bâti différemment de la majorité des ouvreurs, sourit le Sud-Africain. Et j’aime bien porter le ballon dans la ligne », précise-t-il. Une solidité certaine qui pourrait se retrouver aussi sur sa défense. Par ailleurs, le joueur dispose d’un solide pied droit dans le jeu comme face aux perches.

Il aurait pu venir à Aurillac plus tôt

Il s’est longtemps fait attendre mais enfin, Niel Marais est là. « J’ai eu des problèmes pour refaire mon passeport et ensuite il a fallu faire mon visa », confie le joueur qui vit comme un soulagement d’avoir enfin posé le pied dans le Cantal. Au delà des contretemps administratif qui ont retardé sa venu, le joueur aurait même pu arriver plus tôt encore.

Rugby Stade Aurillacois Niel Marais recrue ouvreur. Photo Jean-Paul Cohade


« André Bester m’avait déjà contacté il y a deux ans, mais j’étais sous contrat avec les Cheetas », précise l’ouvreur. Libre après une année dans le championnat japonnais où il n’a disputé que deux match en raison de sa blessure, les conditions étaient enfin réunies pour faire de Marais un joueur d’Aurillac.

Il connaît déjà du monde au Stade Aurillacois

L’intégration du joueur dans le Cantal ne devrait pas être trop difficile. La présence d’autres sud-africain devrait être un atout, d’autant qu’il connaît bien Peter-Steyn De Wet et AJ Coertzen, qui était d’ailleurs son capitaine du temps du rugby universitaire. Un atout de poids et un soutien pour assimiler très vite ce que le club attend de lui.Rugby Stade Aurillacois Niel Marais recrue ouvreur. Photo Jean-Paul Cohad

« Je parle un peu avec AJ, il sait très bien expliquer les choses. C’est un joueur très intelligent qui a un très bon ressenti sur le jeu. C’est aussi une des choses qui font que c’est un très bon joueur ». Marais est aussi proche du Sud-Africain Nico Lee, qui s’est engagé avec Brive cet été. Pas très loin d’Aurillac, finalement.

Ce n’est pas se première expérience à l’étranger

Bien sûr, Niel Marais a quitté l’Afrique du Sud pour évoluer au Japon. Mais avant ça, le demi d’ouverture avait déjà eu l’occasion de se frotter à un autre rugby. Du fait de l’intégration de la province des Cheetah à la Ligue Celte, le Pro 14, il a déjà pu se frotter au rugby européen.

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« C’est un jeu plus physique, un peu plus lent que ce à quoi on est habitué en Afrique du Sud. Les Européens sont plus habitués à gérer et tuer un match. C’était une bonne expérience, et ça m’a aussi permis de m’habituer à des conditions météos plus humides. j’espère que ça m’aura servi pour la saison qui s’annonce. »

Il ne craint pas le marathon que représente la Pro D2

Avec trente matches au programme, la Pro D2 n’est pas un sprint mais bien un des championnats les plus longs du monde professionnel. Une donnée qui n’effraie pas Niel Marais.

« Le cycle avec des blocs de quatre matchs avant une semaine de coupure permet de se reposer et de pouvoir jouer toute la saison. Et puis, en Afrique du Sud, avec l’enchaînement des compétitions, la Currie Cup et le Super Rugby, on peut aussi connaître des saisons avec beaucoup de matchs ».

Jean-Paul Cohade

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