Actualité sportive en auvergne



Sports-Auvergne Athlétisme
Photo © Rémi Dugne

Le Top 5 des perfs au Pellez

Depuis son inauguration en 2002, le Stadium Jean-Pellez d'Aubière a pris une place à part dans le paysage de l'athlétisme français en accueillant les plus grandes compétitions nationales. Avant une nouvelle édition des championnats de France, ce week-end, retour sur les cinq performances les plus marquantes de l'enceinte auvergnate.

1. Teddy Tamgho (triple saut) : 17,91 m, le 20 février 2011

Neuf ans après son inauguration, le Stadium Jean-Pellez est un peu né une seconde fois le 20 février 2011. Ce jour-là, Teddy Tamgho a fait entrer l'enceinte aubiéroise dans le gotha international en posant le record du monde en salle du triple saut au pied des volcans : 17,91 m, soit un centimètre de mieux que sa propre meilleure marque réalisée l'année précédente à Doha. Un triple bond pour l'homme (qui fera à nouveau un centimètre de mieux deux semaines plus tard à Bercy, record qui tient toujours) mais un pas de géant pour l'histoire du Pellez. Clin d'oeil de l'histoire, Tamgho fera sa grande rentrée après neuf mois d'absence ce dimanche à Aubière.

Photo © Jean-Louis Gorce
Un triple bond pour l'homme mais un pas de géant pour le Pellez.



2. Renaud Lavillenie (perche) : 6,01 m, le 22 février 2015

Si Tamgho est parvenu à faire tomber un record du monde au Pellez, Renaud Lavillenie n'en a pas été loin non plus. En 2015, le plus illustre résident à l'année du Stadium fait chavirer « sa » salle une première fois en franchissant 6,01 m grâce à « un des plus beaux sauts de (s)a carrière ». Pas rassasié par ce « record d'Auvergne » (après les 6 mètres de Bubka à Clermont en 1994), Lavillenie choisit ensuite d'essayer d'améliorer son propre record du monde (6,16 m) de non pas un, mais deux centimètres. « J’en avais ras le bol qu’on me demande à chaque fois quand je passerai 6,17 m », se justifiera le champion olympique après avoir échoué (de peu) dans ses trois tentatives à une barre qu'il n'avait jamais tenté avant... et qu'il n'a plus tenté depuis.

Photo © Pascal Chareyron
Renaud Lavillenie a électriser le Stadium comme personne en tentant le record du monde à 6,18 m.



3. Christine Arron (60 m) : 7''06, le 26 février 2006

Si le sprint est un royaume, Christine Arron en a été l'incontestable reine dans l'Hexagone pendant plus d'une décennie. La Guadeloupéenne ne pouvait donc pas passer à côté d'une grosse perf' sur la piste aubiéroise. Après avoir raté de peu le record deux ans auparavant au même endroit, Arron profite d'une nouvelle édition des championnats de France en salle en 2006 pour améliorer de deux centièmes sa meilleure marque nationale sur 60 m, grâce à une foulée ample et nerveuse (7''06). Un record qui, dix ans plus tard, est toujours d'actualité et ne semble pas près d'être battu.

Photo © Thierry Nicolas
En 2006, la Reine Christine Arron a porté le record de France du 60 m à 7''07.



4. Marion Fiack (perche) : 4,71 m, le 10 janvier 2015

Jusqu'à l'année dernière, l'étape auvergnate du Perche Elite Tour avait lieu à Aubière et portait le nom de « Capitale Perche ». Un intitulé qui s'explique évidemment avec Renaud Lavillenie, mais que Marion Fiack a également justifié pleinement en signant une performance majuscule le 10 janvier. Ce jour-là, la Rémoise pulvérise de 10 cm sa meilleure marque et efface une barre à 4,71 m. Elle bat ainsi le record de France détenu depuis neuf ans par Vanessa Boslak (4,70 m) et s'empare provisoirement de la meilleure performance mondiale de l'année. 

Photo © Francis Campagnoni
Depuis le 10 janvier 2015, MArion Fiack est la recordwoman de France de la perche.



5. Mélanie Skotnik (saut en hauteur) : 1,97 m le 18 février 2007

Le 9 février 2007, Mélanie Skotnik avait profité d'un premier meeting au Pellez pour s'envoler à 1,96 m et égaler le vieux record de France de la hauteur (salle et plein air confondus) détenu par Maryse Ewanje-Epée depuis... 1985 ! Une performance exceptionnelle qui appelait une suite : neuf jours plus tard, la Franco-allemande faisait encore mieux et, pour un petit centimètre, s'installait seule au sommet de la hiérarchie nationale.

Photo © Pierre Couble
Grâce à Mélanie Skotnik et à ses 1,97 m, le Pellez a pris de la hauteur.

Commentaire