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Photo © AFP

Lavillenie : « On m'avait enterré »

Le recordman du monde du saut à la perche (6,16 m) Renaud Lavillenie savoure son retour au premier plan symbolisé par son 3e titre de champion du monde en salle à Birmingham, ce dimanche.

Quel est le sentiment qui prédomine après votre titre ?

« C'était super intense. Je m'attendais à ce que le concours s'enflamme un peu plus haut. Mais la longueur du concours a tué un peu la bagarre. Ce qui est cool, c'est que c'est la compétition de l'année que j'avais visée et tous les réglages se sont mis en place. Je n'ai pas failli et j'ai réussi à faire ce qu'il fallait. J'ai été capable de rester calme. Un 3e titre, ça fait du bien. C'est ma 17e médaille internationale, mon 11e titre, donc ça commence à faire beaucoup de belles choses. Sur les deux dernières années, on m'avait enterré et ça me faisait rire parce que je savais ce que je valais. Ce n'est pas parce que j'ai 31 ans et demi que c'est fini. J'ai montré aux petits jeunes que c'est loin d'être fini et quand on voit mes tentatives à 6 m, il y a de quoi nourrir des ambitions pour l'avenir. »


Vous avez pris du plaisir sur ce concours ?
« Oui. Parce que j'ai contrôlé. A aucun moment, je n'ai été dans le doute. J'avais ma stratégie, je savais qu'en passant 5,85 m au 1er essai, j'avais une bonne chance de sécuriser une médaille. Je me suis fait plaisir mais ce n'était pas un concours que tu pouvais gagner en claquant des doigts. »


On vous a vu verser votre larme sur le podium... 
« C'est la première fois que j'ai autant d'émotions. Je sais d'où je viens, l'année dernière je me suis fait opérer du ménisque, j'ai galéré tout l'hiver et en été, il y a eu l'arrivée de ma petite fille. Il y a eu plein de choses qui ont changé en l'espace d'un an et demi et cela fait un bien fou de se dire que malgré tout ça, il y a toujours cette envie de gagner et que je suis capable de le faire. »
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